Quand la conscience se perd sur les étendues rudes
Près des cercles polaires s'éteignent les certitudes
Naissent les auréoles aux couleurs débauchées
Une hystérie des pôles insufflée par Borée

Les éclairs vertueux éveillent le vide arctique
La symphonie des cieux aux accents magnétiques
Craquelle les veines gelées des créatures peureuses
Rappelant dans la foulée leur place si hasardeuse

Sous d'autres pulsations quelques étoiles cardiaques
S'agitent au diapason d'orbites démoniaques
Et d'une face fière au rythme des équinoxes
Le Soleil et la Terre font leur combat de boxe

Les particules s'enflamment dans l'air collisionnel
Et la lumière se pâme dans quelques décibels
La blancheur désertique me donne un avant-goût
Attaquant nerfs optiques et ce qu'il y a au bout

Aucun sens accessible quand on ne voit les routes
Où s'achève l'invisible au delà de la voûte ?
A quoi bon tant de foi face aux Dieux immobiles
Le mystère nous vaincra car l'infini exile

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